Singapore’s street food

07/02/2017

Singapour / février 2017

 

 

 

Tours d’acier et de verre, intersections de grands rues dominées par les feux tricolores, nous nous sentons minuscules dès que nous levons la tête. Lorsque notre regard se porte à une hauteur plus humaine : des Peranakans [littéralement: "les enfants de/descendants" ; terme générique: désignant les habitants de Singapour issus des premières vagues d'immigration chinoise, indienne et malaisienne] sont entrain d’installer des tables et des chaises en plein au milieu d'une route bloquée pour l'occasion.

Ce n’est pas un petit barbecue au fond du jardin, mais bien 400 places assises. Et au bout des rangées le charbon commence à rougir et la fumée s’élève… On la suit des yeux et c’est bien le reflet du soleil sur un gratte-ciel qui nous éblouit. Oui nous le sommes.
L’idée, que dans quelques heures la rue va se mettre à braiser, boire, manger et devenir le cœur riant de ce quartier d’affaire, nous met en joie !


Nous discutons avec un cuistot qui nous fait promettre, sans trop d’efforts, que c’est au stand 6 Satay Power que nous reviendrons manger :
« Croix de bois, croix de fer, mais pas question de cracher par terre (des centaines d’euros l’amende)!»
Voilà une promesse que nous tiendrons.


En fait, en montant quelques marches, nous voici dans un food center ou hawker center, la plus simple et la meilleure idée du monde : des stands de restauration du monde entier répartis autour de tables où tout le monde peut s’asseoir après avoir choisi son plaisir !

 

Bon, bon, il faut quand même aller visiter Marina Bay. La balade est délicieuse, les excentricités singapouriennes rendent féeriques les jardins tropicaux. Bien que domptée, la nature est luxuriante !

Mais, c’est une autre histoire. Ici, ce qui est important c’est que la promenade n’est pas que digestive, elle peut également ouvrir l’appétit !


Mais impossible de localiser cette intersection si appétissante. Anne-Tiphaine se souvient vaguement d’un nom, mais sur la carte, on dirait un temple. Mapsme ne nous est d’aucun secours… Je m’adresse au kiosque du passenger service du métro, mais mon anglais sort en vrac, le gentil papy m’indique un food center, mais je sens que ce n’est pas le bon… Tant pis, après tout Singapour est polyglotte, je tente en japonais : Yaki Niku, un grand sourire et il lâche le nom : Lau Pa Sat.
C’est bien ce qu’avait retenu Anne-Tiphaine !  C’est parti !


Le soleil se couche, le mauve du ciel teinte étrangement les murs de verre, la fumée s'élève, et les odeurs, légèrement sucrées, de feu de bois, de viande grillée, font s'écarquiller nos narines!  (pas de photo sauf si on arrive à récupérer les données d'une carte SD capricieuse).


Tout petit, au milieu de cette large rue et de ces immeubles immenses, nous voici attablés devant une bière fraîche. Et oui à peine le temps de s'asseoir, que l'on nous a déjà proposé à boire et à manger...
Et voici l'assortiment: poulet, boeuf, crevettes! Un gâteau de riz salé pour accompagner, des sauces bien relevées. Plus qu'à mordre dans les crevettes déjà décortiquées! C'est épicé, légèrement sucré, on sent encore des petits morceaux de cacahuètes... Les pieds déchaussés, la fraicheur du soir, après une chaude journée : sourire.


On veut goûter, découvrir de nouveaux plats, on a partagé le couple set.  Il nous reste donc de l'appétit! On se rend donc dans le food court pour une découverte Peranakan : le laksa! Dans cette soupe de nouilles au lait de coco et crevettes, on retrouve tout Singapour, la Chine s'inspire de la Malaisie, à moins que ce soit le contraire! Délicieux... mais pimenté, suffisamment pour que je me retrouve rapidement seul avec ma soupe... Héhé!

 

 


Si vous soupçonniez une quelconque stratégie de ma part, méfiez-vous... Comme elle n'a pas mangé beaucoup de laksa, Anne-Tiphaine a encore un creux!

En avant pour le stand coréen et un dessert "Bingsu" au sésame noir, sorte de flocons de neige au lait légèrement sucré.

Voici à quoi ça ressemble :

 

L'estomac bien rempli, nous pouvons rentrer satisfait à notre quartier d' Arab street!

 

 Promis, nous n'en avons pas fini avec la street food de Singapour (et d'ailleurs). A suivre...

 

 

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