Iwakura High School

04/05/2017

Japon / Kanto / Tokyo / Ueno/ 15 mars 2017

 

First of all, a word in english to thank Mister Yasumi Shiga and Mister Kensaku Kitahara for their warm welcome.

 

Shiga  san, Kitaharasa san, ontoni arigatou gozaimasu!

We are very gratefull, they were very nice, they spent so much time with us and thanks to them, the visit was very interesting.

We almost wanted to be students once more to be able to study in this high school!

I'm sorry not to write all this article in english (or japanese!) but I'm not able (and to lazy... but we have so much late articles, and I'm so slow and so clumsy in english...) . Maybe when we'll get back, I'll try to translate it.


Grâce à notre ami en or, Kenichi, nous avons eu la chance de pouvoir visiter le Lycée Iwakura à Tokyo près de la gare d'Ueno.

Nous avons rendez-vous à 9h45 et ne sommes pas les seuls à attendre quelqu'un  à "la statue aux ailes" Tsubasa no Zou de la gare.

 

 Ah voilà notre Kenichi préféré! Nous sommes en avance pour notre visite du lycée. Après un petit tour du quartier nous nous rendons à l'établissement.

 

 

Nous sommes accueillis par le proviseur adjoint, M. Yasumi Shiga et par l'enseignant d'anglais responsable des échanges internationaux,M. Kensaku Kitahara. Nous offrons un petit sac de sucrerie française. Il est en effet bien vu au Japon d'avoir ce genre d'attention (et soignez bien l'emballage de vos cadeaux, c'est au moins aussi important que le contenu!)

Le lycée Iwakura correspond à un lycée privé sous contrat. Au Japon 26% des lycées sont privés pour un total de 5116 lycées.
L'établissement est polyvalent, il propose un enseignement général, ainsi que technique et professionnel concernant les métiers des chemins de fer.

 

 Si j'avais demandé à notre ami s'il pouvait organiser la visite d'un lycée au Japon, c'était particulièrement pour essayer de comprendre le rapport des élèves à leur établissement et au système éducatif en général. Notamment, j'étais curieux de l'organisation des clubs auxquels s'inscrivent les élèves dans leur lycée dès la rentrée. Les thèmes sont variés (baseball, astronomie, musique...) et les élèves disposent d'une grande autonomie.

Malheureusement, nous arrivons au Japon en fin d'année scolaire, nous ne pourrons donc pas assister à une journée tout à fait "normale" de lycéen. En effet, lors de notre visite, ne sont présents que les élèves volontaires (ou désignés volontaires par leurs parents!) pour des cours d'approfondissement.
Néanmoins nous avons pu observer des classes en pleine étude ainsi que la fin d'un cours d'anglais depuis le fond de la classe.

 

 

 Bien sûr, UNE matinée, dans UN lycée ne suffit pas à se faire une idée bien précise, néanmoins certaines différences sont assez frappantes.

Tout d'abord, on sent que le lycée est habité par les élèves. Chacun dispose d'un grand casier dans le couloir, les murs des escaliers sont recouverts de travaux d'élèves, d'informations concernant la vie du lycée... Mais ce n'est pas le plus frappant.

 

Cette impression est confirmée en discutant avec nos hôtes. Ici les élèves rangent et nettoient leur salle, à tour de rôle, et tout le monde trouve cela très naturel. C'est en effet une habitude donnée dès le primaire. Ils sont chez eux dans l'établissement et doivent donc en prendre soin. En assistant à la répétition d'élèves pendant leur club de musique, j'ai le sentiment qu'ils participent grandement à rendre le lycée comme un lieu de vie plutôt qu'uniquement d'apprentissage et de travail.

 

Heureusement que nos hôtes ne voient pas parfois l'état des salles de classe en France à la fin d'une journée de collège ou de lycée, et les élèves sortir en courant dans les couloirs à la sonnerie de la dernière heure.

Ah oui au Japon, chaque heure de cours finit par un remerciement des élèves qui saluent leur enseignant.
Bon cela enlève le côté magique d'un remerciement spontané d'un élève français, à la fin d'un cours qu'il a apprécié, néanmoins, cela fait méditer.

M. Kensaku Kitahara nous explique, qu'en effet, l'éducation est conçue pour former les élèves à être de futurs bons citoyens, c'est un fil rouge... Ils vivent l'éducation civique plutôt que d'assister à un cours d'éducation civique.

Les élèves sont impliqués et parfois à l'origine des évènements organisés dans leur lycée, ils sont invités à prendre des initiatives et des responsabilités!

L'uniforme partagé par tous les lycéens renforce probablement le sentiment d'être un membre de la communauté de l'établissement.

Tous les élèves nous saluent quand nous les croisons dans les couloirs. Bon cela arrive en France aussi, cependant je ne peux m'empêcher d'être surpris lorsque, pendant la visite du gymnase, des élèves interrompent spontanément leur entrainement de basketball pour venir aider un enseignant lorsqu'ils constatent qu'il est entrain de sortir des chaises pour nous...

 

Oui cela pourrait arriver en France aussi, mais cela semblait si naturel que j'ai été surpris, et au visage d'Anne-Tiphaine, je pense que nous étions deux! C'est bien qu'il y a quelque chose...

Nous comprenons mieux l'amabilité et la gentillesse des Japonais toujours prompt à nous aider.

En assistant à un cours, je fais l'effort de me souvenir que le public présent en cette fin d'année scolaire est particulier, il y a bien un élève qui dort à point fermé sur sa table (les professeurs sont très indulgents avec ce genre de comportement, étant lucides sur les journées de travail très longues de ces élèves), mais en observant toutes les salles de classes, j'ai le sentiment que ces élèves sont des élèves modèles, l'échange avec l'enseignant reste vivant, ce dernier n'ayant pas besoin de rappel à l'ordre.  

Bon encore une fois, je manque de recul, et l'expérience est trop courte pour analyser vraiment, il est tout de même probable que l'on pourrait adapter, à notre avantage en France, un peu de  ce que nous avons observé ici.

En effet j'ai vraiment l'impression que les élèves français, bien qu'ils jouent parfois l'indifférence, seraient en fait ravis d'être plus impliqués, d'avoir plus de liberté et de responsabilités dans l'établissement. Cela créerait un meilleure ambiance, notamment dans les relations adultes/élèves.

Nous avons même le droit de visiter la salle des professeurs, où chaque enseignant dispose d'un bureau et d'un ordinateur!! Mais, attention mes chers collègues, avant de rêver de venir enseigner au Japon, il faut savoir que tout n'est pas rose. Ici les enseignants participent à la construction des emplois du temps, doivent accomplir des tâches administratives, et sont contraints à la présence durant une partie des vacances scolaires (de façon générale rappelons que les Japonais ont droit à deux semaines de vacances et qu'il est souvent mal vu d'en prendre plus d'une).
 

Leur temps de correction est néanmoins plus court, du fait que beaucoup d'examens sont constitués de QCM; ce qui est assez critiquable et critiqué au Japon aussi. Mais encore une fois trop peu de recul pour analyser vraiment le système d'évaluation japonais.

Kenichi nous explique que de toute évidence, il y a un problème majeur dans le système éducatif japonais. Si le business des cours privés n'a pas atteint la folie de la Corée du Sud, c'est un lobby puissant.

En effet, fin novembre les lycéens passent un examen de fin d'études et, suivant leurs résultats, peuvent prétendre ou non à certaines facultés publiques.

Le programme pédagogique doit donc être terminé en novembre, pourtant les cours continuent jusqu'en mars. En effet, les facultés privées organisent leurs examens d'entrée entre janvier et mars... Ce qui crée déjà une situation particulière pour les lycéens désirant une faculté publique et ayant déjà passé l'examen.

Mais c'est là que frappent fort les cours privés qui proposent des préparations spécifiques, intensives à tel ou tel examen d'entrée à une fac privée! Les journées d'études de certains élèves peuvent alors devenir interminables puisqu'ils enchaînent avec les cours privés après le lycée.

Comme souvent, le peuple demande des changements, mais les cours privés brassent énormément d'argent, et disposent donc d'une oreille attentive des politiques. Oui, là le système est très similaire au système français ;-)

A l'heure actuelle, il y a 76% de facultés privées pour un total de 778 facultés.

Pour en revenir à l'éducation, socialement, c'est donc assez inégalitaire.  

Enfin... Je me disperse. Reprenons la visite. Nous sommes comme des enfants lorsque nous essayons le simulateur de conducteur de train ou de tram, ou lorsque nous découvrons le terrain de Lacrosse sur le toit (nos interlocuteurs Japonais sont surpris que ce sport au nom français nous soit quasi-inconnu).

 

 

Les amateurs de manga  comprendront d'autant plus notre contentement : combien de scènes ont lieu sur le toit d'un lycée ou dans une salle de classe! Et nous y voilà!

Néanmoins la fin de la matinée approche et nos hôtes doivent retourner à leurs occupations, cette passionnante visite se conclue par le traditionnel échange de cartes de visite Meishi.

Bon en l'occurrence le terme "échange" ne s'applique ici qu'à Kenichi qui a, bien sûr, la sienne à offrir; Anne-Tiphaine et moi, nous contentons de recevoir en tendant nos deux mains les cartes en s'excusant de ne pas en avoir une à offrir.

Nous sommes ravis d'avoir encore un peu plus découvert  la culture et la vie de ce pays.

Un énorme merci à Kenichi, il a mérité et méritera encore tant d'autres remerciements tant il nous aide pour découvrir le Japon!

Il nous reste tant à partager, tant de retard pris! C'est la faute d'Adeline, Charlotte, Julien et Arnaud qui viennent troubler notre rythme. Pas le temps d'écrire des articles quand il faut sortir boire du saké, passer des soirées à l'izakaya, ou au barbecue Coréen, déguster du shochu ou soju selon qu'on soit Japonais ou Coréen, boire des bières selon qu'on soit Japonais ou Coréen (ou Vietnamien, ou Cambodgien ou...) , tester des cocktails à la pastèque... Merci les amis d'être venus nous voir, va, je lacherais bien une petite larmichette d'émotion en repensant à tous les moments partagés avec vous!
 

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